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La Corée du Nord veut étendre sa force nucléaire et ses renseignements
information fournie par AFP 10/07/2026 à 15:40

Photo prise le 9 juillet 2026 et publiée le 10 juillet 2026 par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA montrant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors d'une réunion élargie de la neuvième Commission militaire centrale du Parti au complexe gouvernemental n° 1 à Pyongyang ( KCNA VIA KNS / STR )

Photo prise le 9 juillet 2026 et publiée le 10 juillet 2026 par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA montrant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors d'une réunion élargie de la neuvième Commission militaire centrale du Parti au complexe gouvernemental n° 1 à Pyongyang ( KCNA VIA KNS / STR )

La Corée du Nord va améliorer ses capacités nucléaires "tant sur le plan qualitatif que quantitatif" dans le cadre de la modernisation de son armée, ainsi qu'étendre le rôle de ses renseignements, a rapporté vendredi l'agence officielle KCNA.

Cette annonce a été faite jeudi lors d'une réunion élargie de la Commission militaire centrale du parti au pouvoir, a indiqué l'agence de presse nord-coréenne.

Parmi les mesures militaires adoptées lors de cette réunion figurait la décision de "renforcer la force nucléaire tant sur le plan qualitatif que quantitatif et de poursuivre le plan de normalisation, de spécialisation et de modernisation des bases militaires", précise la même source.

L'infrastructure technique des systèmes de combat doit également être modernisée, et Pyongyang s'attachera à "accélérer la construction de bases navales modernes", rapporte KCNA.

Par ailleurs, Pyongyang veut aussi un élargissement significatif des fonctions et des missions du Bureau général de reconnaissance et de renseignement, l'agence de renseignement militaire chargée des opérations concernant la Corée du Sud.

Lors de la réunion, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré que la paix et la sécurité du pays ne pouvaient être garanties que par une "armée puissante" et la neutralisation de toutes les menaces, a-t-elle poursuivi.

Hong Min, chercheur à l'Institut coréen pour l'unification nationale, estime que la dernière initiative de la Corée du Nord reflète la volonté de Pyongyang de considérer les deux Corées comme "deux États hostiles", ce qui pourrait remplacer le cadre précédent fondé sur l'armistice.

"La reconnaissance militaire prend une signification différente dans le cadre d'une approche d'État à État, car les activités de renseignement visant un autre État souverain peuvent avoir des implications diplomatiques", a-t-il déclaré à l'AFP.

La Corée du Nord s'est à plusieurs reprises déclarée "Etat nucléaire irréversible" depuis l'échec du sommet de 2019 entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump, en raison de divergences sur la dénucléarisation du pays et la levée des sanctions qui le visent.

Le pays, isolé sur le plan diplomatique, fait l'objet de plusieurs séries de sanctions en raison d'un programme nucléaire que ses dirigeants se sont engagés à poursuivre afin de dissuader les Etats-Unis et la Corée du Sud.

Espionnage militaire

Des experts avaient précédemment indiqué qu'en échange des troupes qu'elle avait envoyées pour soutenir la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine, la Corée du Nord cherchait probablement à se procurer des technologies militaires, notamment des satellites de surveillance.

Photo prise le 9 juillet 2026 et publiée le 10 juillet 2026 par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA montrant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors d'une réunion élargie de la neuvième Commission militaire centrale du Parti au complexe gouvernemental n° 1 à Pyongyang ( KCNA VIA KNS / STR )

Photo prise le 9 juillet 2026 et publiée le 10 juillet 2026 par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA montrant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors d'une réunion élargie de la neuvième Commission militaire centrale du Parti au complexe gouvernemental n° 1 à Pyongyang ( KCNA VIA KNS / STR )

En 2023, le pays a réussi à mettre en orbite un satellite d'espionnage militaire et a affirmé que celui-ci fournissait des images des principaux sites militaires américains et sud-coréens.

Le ministère sud-coréen de l'Unification a déclaré à l'AFP qu'il "suivait de près" toute évolution liée à l'élargissement présumé des fonctions et des missions de cette unité nord-coréenne.

Depuis la fin de la guerre de Corée en 1953, la Corée du Nord a mené des opérations d'espionnage allant de la collecte de renseignements à des assassinats, notamment celui, en 1997, du transfuge Lee Han-young, neveu de l'ex-compagne de l'ancien dirigeant Kim Jong-il.

L’un des espions les plus connus de la Corée du Nord était Jeong Su-il, qui était entré en Corée du Sud en 1984 sous l’identité de Muhammed Kansu, un universitaire philippino-libanais.

Après avoir été démasqué, il a purgé plusieurs peines de prison en Corée du Sud avant de devenir plus tard un historien spécialisé dans la Route de la Soie et l’histoire de l’Asie occidentale.

Corée du Nord et Corée du Sud restent techniquement en guerre, car leur conflit de 1950-1953 s'est achevé par un armistice et non par un traité de paix. Elles sont séparées par une zone démilitarisée le long de la frontière.

2 commentaires

  • 17:25

    Il va finir par se faire mettre la tête au carré ! Oups, c'est déjà fait !


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